Voiture connectée - 15 avril 2016

Ces objets connectés contre l’ivresse au volant

On ne le répétera jamais assez : l’alcool au volant est la cause de trop nombreux accidents de la route ! Chaque année, selon la Prévention Routière, il serait impliqué dans près de 20% des accidents mortels. Si le comportement responsable des conducteurs est l’axe clé de lutte contre ce fléau, il peut être utile de s’appuyer également sur les bénéfices qu’offrent certaines technologies, notamment les objets connectés.

Cet article propose un passage en revue de quelques solutions existantes et d’expérimentations conduites par des entreprises ou des laboratoires de recherche.

Solution n°1 : l’éthylotest connecté

Nous avons déjà consacré un article à Breathometer. Malheureusement, ce produit n’est aujourd’hui plus commercialisé par l’entreprise américaine.

D’autres éthylotests connectés ont été mis sur le marché aux Etats-Unis : c’est notamment le cas d’Alcohoot.

En France, Good Angel est la solution de référence. L’objet dispose d’une fonctionnalité innovante : la prise en charge du conducteur en cas d’alcoolémie supérieure à la limite autorisée. Nous y consacrerons un article prochainement !

L’entreprise canadienne Alco Prévention Canada propose quant à elle un éthylotest appelé Supreme, qui envoie ses données à des personnes désignées à l’avance : les parents d’un jeune conducteur, le chef d’entreprise d’un chauffeur professionnel, un collègue, etc. Si le côté Big Brother peut en effrayer certains, l’entreprise met en avant le côté responsabilisant du dispositif.

Solution n°2 : montres et bracelets connectés jouent les alcootests

L’entreprise japonaise Tokyoflash a créé une montre dotée de capteurs sur sa tranche, qui réagissent au taux d’alcool lorsque l’on souffle dessus.

Il existe aussi des travaux de recherche qui vont dans le même sens. C’est le cas au Central Saint Martins College of Arts and Design de Londres, où une étudiante a imaginé un prototype de bracelet connecté qui mesure le taux d’alcool dans le sang en analysant la sueur qui émane de la peau de son porteur. Appelé Alcuff, ce bracelet est relié à une application smartphone qui permet de lire les résultats et de les partager avec d’autres personnes désignées à l’avance, comme avec l’éthylotest d’Alco prévention Canada.

Solution n°3 : le patch intelligent

Moins connecté, mais tout aussi intelligent, Safestamp est un patch imaginé par deux étudiantes de la Miami Ad School aux États-Unis. Lui aussi mesure le taux d’alcool dans le sang en analysant la sueur qui émane de la peau de son porteur.

Solution n°4 : la voiture mesure elle-même votre taux d’alcool !

Le stade ultime du dispositif consiste sans doute à installer des éthylotests dans la voiture elle-même, afin qu’elle mesure automatiquement le taux d’alcool du conducteur. C’est ce que cherche à mettre en place l’Administration Nationale de Sécurité routière américaine, qui a dévoilée l’année dernière deux prototypes nommés DADS pour Driver Alcohol Detection System for Safety. L’un est un alcootest qui s’installe sur le volant ou sur la porte du conducteur et qui peut déterminer le taux d’alcoolémie de celui-ci à partir de son souffle. L’autre est un capteur tactile qui peut être en permanence à disposition dans le véhicule. Dans les deux cas, les dispositifs sont reliés au véhicule et l’empêchent de démarrer si le taux d’alcool est trop important.

Nissan a développé de nombreuses expérimentations en ce sens. En Haute-Savoie, un éthylotest anti-démarrage est en expérimentation depuis 2006 en alternative aux poursuites judiciaires.

Ce système est désormais obligatoire dans les autocars en France.

Des chercheurs polonais ont été jusqu’à mettre au point un système de radar-laser permettant de mesurer l’alcoolémie des conducteurs. Ce radar est capable de mesurer la concentration en vapeurs d’alcool dans l’habitacle d’une voiture ! Cependant, le système manque encore de précision pour être exploitable en l’état.

 

Alors, que vous inspirent ces dispositifs ?